noLand’s man
Ferjeux Van der Stigghel vit et travaille dans la région de Marseille. Né en 1963, il réalise ses,premières commandes pour Libération à l’âge de 17 ans. Il part ensuite s’installer à Mexico où il exerce le métier de photographe de plateau pendant 5 ans et collabore avec le réalisateur François Reichenbach et le producteur Paolo Branco. De retour à Paris, il expose en France, en Suisse, au Mexique et publie ses images personnelles réalisées dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. En 1989, il se forme au multimédia et se dirige vers les métiers du cinéma. Il réalise des films en commande pour le monde de la communication, des courts métrages et assiste, entre autres, Raoul Ruiz. Dix ans plus tard, il trouve le temps de passer le diplôme de l’Institut d’études politiques, qu’il obtient en 2002. Il combine depuis lors son travail d’assistant et de régisseur général pour des sociétés de production audiovisuelle et ses activités de photographe. Il mène depuis 2008 un projet au long cours consacré aux «travellers». Son travail a été présenté au festival Visa pour l’image à Perpignan en 2010 et 2013. Ferjeux van der Stigghel est représenté par la maison de photographes Signatures.
Ferjeux Van der Stigghel vit et travaille dans la région de Marseille. Né en 1963, il réalise ses,premières commandes pour Libération à l’âge de 17 ans. Il part ensuite s’installer à Mexico où il exerce le métier de photographe de plateau pendant 5 ans et collabore avec le réalisateur François Reichenbach et le producteur Paolo Branco. De retour à Paris, il expose en France, en Suisse, au Mexique et publie ses images personnelles réalisées dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. En 1989, il se forme au multimédia et se dirige vers les métiers du cinéma. Il réalise des films en commande pour le monde de la communication, des courts métrages et assiste, entre autres, Raoul Ruiz. Dix ans plus tard, il trouve le temps de passer le diplôme de l’Institut d’études politiques, qu’il obtient en 2002. Il combine depuis lors son travail d’assistant et de régisseur général pour des sociétés de production audiovisuelle et ses activités de photographe. Il mène depuis 2008 un projet au long cours consacré aux «travellers». Son travail a été présenté au festival Visa pour l’image à Perpignan en 2010 et 2013. Ferjeux van der Stigghel est représenté par la maison de photographes Signatures.
Avec l’idée que l’art peut aider à saisir et éclairer des problématiques scientifiques, les expositions Vertiges et mythes du périurbain et Travellers, campements et bords de ville , placées au cœur du colloque « Des mobilités durables dans le périurbain, est-ce possible ? », explorent cet entre-deux géographique. " Vertiges et mythes du périurbain" donne à voir la complexité du devenir périurbain. Cette exposition d’art contemporain imaginée par Irène Aristizábal, curatrice, propose un éventail de possibilités de lecture autour des modes de vie périurbains. La dimensiondes désirs et mythologies liés au périurbain fait face à celle des réalités vécues ou perçues par ceux qui investissent cet espace, y vivent, le traversent. http://fr.forumviesmobiles.org/meeting/2013/07/04/exposition-artistique-1005
https://www.espazium.ch/traces/article/pour-une-architecture-trois-ou-quatre-essieux
noLand vous invite à prendre connaissance de l'échange qui a eu lieu entre Ferjeux Van Der Stigghel, photographe, membre de l'équipe et l'économiste Arnaud Le Marchand dans le cadre de la rubrique "Regards croisés" sur le site du Forum Vies Mobiles. http://fr.forumviesmobiles.org/regards-croises/2013/05/22/nomadisme-et-neo-nomades-764
«Néo-nomades, campements et bords de route», une partie photographique de l'exposition finale s'installe à la bibliothèque universitaire du Havre. http://webtv.univ-lehavre.fr/spip.php?article116
noLand vous propose de visualiser en images le vernissage de l'exposition Travellers, campements et bords de ville qui s'est tenu dans le cadre du projet Yes We Camp à Marseille le 27 Juin 2013. Exposition « Travellers, campements et bords de ville » de Ferjeux Van Der Stigghel du 27 juin au 14 juillet 2013. Exposées à Paris en janvier dernier à la Maison Rouge lors des 2èmes Rencontres Internationales du Forum Vies Mobiles, les photographies de Ferjeux van der Stigghel (collectif noLand) prennent le large. Avec Lestakcrew, laboratoire artistique marseillais, elles rejoindront Yes We Camp dans le cadre de la capitale européenne de la culture. Ferjeux van der Stigghel y propose sa vision du périurbain, celle d’un espace d’entre-deux aux contours mouvants. En collaboration avec Lestakcrew, Thalassanté et le Forum Vies Mobiles.
Texte : Sophie Greiller etMaude Reitz du collectif noLand, Ferjeux van der Stigghel – Photos: Ferjeux van der Stigghel > Qu’ils soient ouvriers, saisonniers, artisans, intermittents du spectacle ou étudiants, les néo-nomades, ou travellers, à travers leur mode de vie, sont le reflet des mutations qui traversent notre société. Le photographe Ferjeux van der Stigghel et le collectif noLand, avec le soutien du Forum Vies Mobiles, nous racontent ce voyage et nous invitent à regarder le monde autrement._ ### Repenser l’habitat Sur les bords de routes, le long des rails, en lisière de forêt, sur les terrains vagues ou sur les parkings de supermarchés, ils occupent les espaces interstitiels de notre paysage contemporain. Aujourd’hui, les camions aménagés sont partout et révèlent une nouvelle facette de l’habitat mobile. Ils prennent place dans la grande famille des habitats non ordinaires que sont les caravanes, les cabanons, les yourtes ou les squats. Camions frigorifiques, camionnettes de transport de marchandises, de bestiaux ou encore cars scolaires, ce sont souvent des véhicules de seconde main. Une deuxième vie donc, chargée d’histoire, qui nous invite à l’évasion et au voyage, mais nous ramène aussi à la vie quotidienne et au besoin fondamental de mettre un toit au-dessus de sa tête. Dans cet habitat nomade, la hiérarchisation des espaces est établie : il y a celui de devant, celui qui nous invite à passer le seuil, l’espace à vivre, celui intime de la chambre à coucher, celui de la salle de bains. Parfois, c’est habilement que ces espaces se confondent ou se modulent les uns par rapport aux autres de manière pendulaire. Habitation flexible par excellence, le camion se rehausse pour ajouter une chambre d’enfant, s’étend pour faire place à un local professionnel ou sera revendu au profit d’un véhicule plus adapté. Ainsi, cet habitat intègre dans son principe même la transformation de l’univers quotidien et de l’individu au fur et à mesure de ses déplacements, des phases plus sédentaires, des mouvements familiaux, et en fonction des nouvelles trouvailles. Il est une production évolutive qui mélange l’improvisation, l’imagination, l’exploration et l’adaptation permanente. Si les conditions sont propices à l’établissement (rassemblement ponctuel, autorisation de la mairie), émergent alors des campements, territoires furtifs et discrets, véritables Zones d’Autonomie Temporaire (ou TAZ). Suivant le cours des saisons et répondant à la diversité des sols, ces espaces se déploient ou se replient, produisant à chaque fois de nouvelles configurations spatiales. ### Construire le quotidien Expériences intimes et transformatrices, ces constructions, de même que la mobilité dans laquelle elles s’actualisent, s’inscrivent très souvent dans un cheminement existentiel, individuel ou familial. Ces situations urbaines portent en elles une dimension à la fois critique, engagée et créative, puisqu’elles matérialisent la possibilité pour chacun de suivre son chemin, de se trouver un espace, de déterminer pour lui-même son lieu et son mode de vie et ainsi de faire trace. L’étape de l’aménagement à proprement parler est un moment de grande liberté, puisqu’elle incarne véritablement cette possibilité matérielle de vivre autrement, de reconquérir son existence, hors des formes et des rythmes imposés par la société. Dans la quasi-totalité des cas, l’auto-construction s’impose d’elle-même. Que ce soit par principe ou par souci d’économie de moyens, la collecte du matériel se fait via l’achat de matériaux neufs ou d’occasion, mais passe le plus souvent par la récupération d’objets et de matériaux usagés, au hasard des découvertes et des rencontres, aux puces, dans la rue ou sur les chantiers de démolition. De même que sont glanés les faits, les gestes et techniques hétéroclites qui peu à peu se transforment en savoir-faire, sont recyclés les trésors et les restes du monde. Ainsi, une banquette arrière de voiture fera office de canapé du salon, un panneau solaire se bricolera à partir d’un vieux frigo, un bidon d’essence sera reconverti en poêle à bois. Parallèlement à l’acquisition des compétences traditionnelles de la construction telles que la menuiserie, la plomberie, l’électricité ou la mécanique, le hasard est un moteur de création, et l’improvisation se transforme en outil de travail. La réalisation do it yourself de son propre habitat est rarement une oeuvre solitaire. Souvent inscrite dans une volonté d’autonomie et de sortie du système marchand, elle implique la mise en place d’une entraide et le partage d’expériences, de savoir-faire et de connaissances prenant forme dans de vastes réseaux, que cela soit sur le Net ou via des rencontres sur la route. ### Créer son économie Contrairement aux idées reçues, les travellers représentent une large partie du tissu économique, de l’entrepreneur au saisonnier. Ils sont souvent intégrés professionnellement, la chaîne des métiers s’étoffant au fil des précarités de l’emploi. Dans cette économie où tout va plus vite, le « mobile » devient une option logique. Les néo-nomades ont, par exemple, l’avantage financier créé par la proximité de leur lieu de vie et de leur lieu de travail. Leur façon de vivre est souvent pointée du doigt, stigmatisée sous prétexte qu’elle transgresse les règles de salubrité, de sécurité, d’ordre public et d’esthétisme. Pour autant, dans l’espace public, nous devrions pouvoir accepter les empreintes les plus diverses de ceux qui occupent ces territoires. Les logements de ce type sont abordables économiquement, adaptés à la culture de chacun et à son mode de vie. Le néo-nomade a le désir d’être propriétaire de son logement en fonction de ses revenus, l’envie de travailler et la volonté de ne pas enfreindre la loi. Être libre au XXIe siècle, c’est sans doute être mobile, pouvoir se déplacer et aller où l’on choisit d’être. Ce qui n’était souvent qu’à la portée des populations aux revenus conséquents. En optant pour la manière de vivre du voyageur, le néo-nomade a adopté une philosophie faite de la nécessité d’autonomie. Notre société de règles et de droit a, dans sa surenchère de textes de loi, tenté d’imposer un modèle dans lequel plus on est pauvre, moins cette liberté est accessible. Le traveller ouvre une porte où chaque individu peut décider de son destin et choisir où sa route devra aller. Avoir son appartement ou sa maison sur roues est un choix de vie chargé de nouvelles contraintes, de regards faussés, mais aussi tellement empreint de liberté, si menacée aujourd’hui. C’est une décision existentielle dont la raison économique est souvent le moteur, mais qui peut être heureuse, car elle porte aussi en elle ce que la société n’a pas su nous offrir.
Pratiques de collaborations entre chercheurs et “producteurs d’images” dans les études urbaines. journée d'étude "penser l'urbain par l'image : pratiques de collaborations entre chercheurs et producteurs d'images dans les études urbaines". Cette journée d'étude vient prendre place dans le séminaire international du Labex Futurs urbains co-organisé par le Lab'Urba, le LVMT, l'université HafenCity de Hambourg avec le soutien de l'ENS de Lyon. http://www.laburba.fr/journée-d-étude-13-2-14/
10 mars 2010
noLand’s man parcouru par
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Vestibulum molestie porttitor tortoLorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Vestibulum molestie porttitor torto